Nom : Juliette Kulimoetoke

Mail : juliette.kulimoetoke@gmail.com

Né le : 31 décembre

Signe du zodiaque : Capricorne - asc. Cancer - lune Cancer

Couleur des cheveux : Rose fuschia et brun

Couleur des yeux : Marrons

Mes passions : mixer, danser, chanter et bien manger

Je suis fan de : Demolition derbies, MMA, Carbass, Championnat du monde de fléchettes, DJ STYX 687

Mon film préféré : Blade de Stephen Norrington, 1998

Mon.ma chanteur.euse préferé.e : Gloria Gaynor

Ma chanson préférée : Kiffer la soirée (ZOUK REMIX)

N’aime pas : les cafards

J’aime : les tours de magie, tout ce qui brille, ma famille

Ce que j’aimerais devenir : apnéiste, volcanologue, documentariste, barber psychologue

Mon plus grand souhait : Aller à Wallis.

J’ai le mal d’un pays où je ne suis jamais allé, Uvea Mamao.

Je suis née et j’ai toujours vécu en France. J’ai vécu sur mon île qu’à travers mon imaginaire via cartographies fictionnelles, histoires, contes et légendes, TV française, la nourriture de papa.
Je ne suis ni historienne, ni documentaliste/documentariste, ni assez légitime pour parler au nom des natif.ves wallisien.nes mais je peux vous parler de mon vécu, mon ressenti personnel qui vous fera sans doute écho.
Je suis là pour créer les images qui m’ont manqué. Je ne peux plus oublier.

Uvea, Best place i’ve never seen ♥


Il n’y a de plus ancienne et universelle tradition que celle de transmettre les récits. La mémoire individuelle se transcende et devient collective, elle se matérialise dans l’esprit commun.
Je passe mon temps à raconter des histoires, des récits performatifs dans lesquels je mets en relation différents objets sonores ou vidéos. J’explore, je raconte des souvenirs et questionne les thématiques de l’origine, l’histoire, la famille, le langage ou encore l’identité de genre. Toutes ces histoires ont en commun cette volonté de transmission. La mémoire est alors constamment manipulée voire glorifiée. Mais que se passe t’il lorsque les histoires sont plus moches, lorsque les récits se succèdent, s’entremêlent, se contredisent, se déforment ? Et qu’advient-il de l’Histoire lorsque les mots et les images nous sont volés, sont détournés, disparaissent ?
A l’heure où la tradition orale de nos îles est en danger, et où la génération de nos ancêtres disparaît rapidement, il est devenu impératif de sauvegarder notre patrimoine culturel. Or, Uvea mo Futuna (nom colonial : Wallis-et-Futuna) est une île où je ne suis jamais allée. Pourtant mon arrière-grand-père était roi de Wallis.
Alors ici, je construis ma propre histoire. Au-delà de ce besoin de s’accorder avec une histoire commune, mon travail touche du doigt une réalité sensible, qui témoigne de la pluralité des sources et surtout de mon filtre au travers duquel les images et les sons circulent. En réinterprétant ma propre culture je m’en construit une et je fédère autour de moi. Je fais communauté. Comme mes ancêtres, l’oral est privilégié. Les objets interviennent souvent et ancrent le récit, ils sont vecteurs d’émotion. La réalité et la fiction se mêlent. Dans ces histoires que je raconte la pure anecdote et la catastrophe se mêlent. D’une île au continent la vérité s’évanouit, et je voyage entre les deux pour vous raconter mes aventures.

Le meilleur moyen d’apprendre une langue est de la danser.
Le meilleur moyen d’apprendre une langue est de la chanter.



Kuli-moe-toke
Origines : Uvea, nom royal de mon père, petit-fils de Tomasi Kulimoetoke -mon arrière grand père, anciennement roi d'Uvea-
Traduction, Interprétation : “kuli” le chien, “moe” dormir, “toke” l'anguille : « Le chien qui dort avec l’anguille »

Juli-ette :
Origines : Julie (XIXe, Renaissance), « de la famille Iulius »,
«un nom intemporel et élégant pour fille»
Traduction, Interprétation : “juli-ette” petite julie, jeunesse, tendresse, innocence
Mes parents ont choisi ce prénom parce qu’ils l’aimaient bien mais également car c’est un prénom français, ma mère étant franco-états-unienne.
Mon père aurait aimé que je porte le prénom de ma grand-mère, Ilaïsa. Or, mes parents ont fini par s’accorder sur Juliette car mon nom de famille était déjà wallisien et j’allais naître et grandir en France. Un prénom français aurait donc son importance dans l’idée d’appréhender et diminuer le racisme auquel je serais exposée ici.

Vous n’y croirez pas mais mon histoire est vraie.
Ce mémoire tourne autour de l’étude de mon nom de famille et de l'interprétation que j’en fait. On discute avec mon père -une de mes seules références d'Uvea- et on en tire plusieurs parties :
Le chien, sa chienne, l’anguille sous roche, la banque, ma banque d’images, les pépettes, mes pépetes, CD gravés, Pioneer DDJ-400, ma moitié et moi demi, …
C’est un récit fictionnel et personnel, rempli d’histoires vraies. Vous vous sentirez peut être pas concerné.es, vous resterez peut-être sur votre faim mais vous ne tomberez plus dans l’oubli.

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